Les violences conjugales

Agir et s'orienter

Page rédigée par Lucie Viossat

Conflit et violences

Au sein d'une relation conjugale, il est important de faire la différence entre conflit et violence. Le conflit dans un couple peut exister et n'est pas sanctionné par la loi. Les deux points de vue des membres du couple s'opposent, mais dans un rapport d'égalité, dans une perspective de négociation et de compromis.

A l'inverse, la violence est unilatérale et consiste en un rapport de domination et de prise de pouvoir d'un des deux partenaires sur l'autre. Le conjoint violent veut contrôler, rabaisser son/sa partenaire, exercer une emprise dont il peut être difficile de se défaire et tenter de le/la tenir isolé.e de son cercle familial et amical.

Le violentomètre, réalisé par le Centre Hubertine Auclert, les Observatoires des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et Paris, l'association En Avant Toute(s) et la Mairie de Paris, est un bon outil pour déterminer si les comportements d'une personnes envers son/sa conjoint.e peuvent tendre vers la violence.

 

Les violences ne sont pas nécessairement physiques; elles peuvent revêtir différentes formes qui, dans le cas des violences conjugales, s'additionnent souvent. On distingue:

  • les violences psychologiques: intimidations, menaces, chantage affectif, propos méprisants, dévalorisants, interdictions de faire ou de dire, etc.

  • les violences physiques: gifles, morsures, brûlures, coups, tentatives de meurtre, etc.

  • les violences sexuelles: agressions sexuelles, viols, obligations d'avoir certaines pratiques sexuelles, etc.

  • les violences économiques: surveiller les dépenses, refuser de payer une pension alimentaires, interdiction d'ouvrir un compte bancaire, etc.

  • les violences administratives: confisquer ou détruire des documents administratifs personnels, bloquant le/la partenaire dans ses demandes et droits (titre de séjour, passeport étranger, carte vitale, livret de famille,...), etc.

  • les cyberviolences: cyberharcèlement, cybersurveillance, revenge porn, etc. 

Ces violences, commises par un conjoint, partenaire lié par le PACS, concubin, sont interdites et punies par la loi. Le fait qu'elles soient commises par un partenaire constitue une circonstance aggravante: les peines encourues sont ainsi plus importante.